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AARTI a VARANASI
Publié dans B4. AARTI a VARANASI


AARTI à VARANASI




Cette cérémonie dédiée à la Lumière, en l'honneur du Gange, de Shiva et de Krishna, se déroule à l'aube et au crépuscule sur le ghat principal.
Au crépuscule, elle est plus spectaculaire car sept déservants exercent ensemble.


A Varanasi, elle est comparable aux autres Aarti , auxquelles j'ai assisté.
Récemment au Népal, à Pashupatinath, surnommée la Bénarès népalaise (voir mon article dans le blog "népalaise" : "PASHUPATINATH et la LUMIÈRE").
Ou au cours de précédents voyages, comme à Rishikesh.


La nuit venue, la prière au Gange commence par une introduction musicale.
Deux musiciens, aux tablas et à l'harmonium, suffisent.
Le chanteur tient l'harmonium, fait office de récitant, mène le concert.


De hauts lampadaires éclairent la scène.
Les sept déservants se rassemblent au centre.
Donnant le rythme, ils frappent des mains en chantant et les fidèles suivent.
Soudain, le rythme s'accélère, chants et claquements de mains se précipitent.
L'orgasme psychique collectif décide de la fin du prélude.
La cérémonie est lancée.


Chaque déservant rejoint son autel, debout face au Gange.
Ils s'agenouillent, font une courte prière.
Ensuite c'est un appel plaintif : ils soufflent ensemble dans une conque marine...
Le son rauque, appel vers l'invisible, m'émeut souvent.



Au cours de la cérémonie, ils présentent au fleuve une série d'objets, qu'ils agitent avec une lenteur appropriée.
Entre autres, ce sont un éventail, un encensoir, un flambeau à tête de cobra, un chandelier allumé, un chasse mouches touffu...



Pour que chacun puisse les voir, ils pivotent d'un quart de tour.
Gardant la pose quelques dizaines de secondes, ils pivotent de nouveau.
Les flash crépitent dans la nuit.
Ils reprennent leur position face au Gange.
Comme photographes, les Indiens concurrencent les Occidentaux, veulent un souvenir de cette aarti.


Aucune ferveur de la part des fidèles à Varanasi sur le ghat principal.
C'est plus impersonnel qu'à Pashupatinath, au Népal.
Sur les rive de la Bagmati, des groupes de fidèles participent bruyamment, rivalisent de "Jay !"...
Rien de tel à Varanasi.


A ma dernière aarti, des invités d'honneur ont réservé une estrade centrale.
Ils arrivent quelques minutes avant le début.
Des femmes et des hommes au visage inexpressif, obèses comme de paisibles hippopotames...
Leur installation malhabile vaut le coup d'oeil...
Bien sûr, ils repartent dix minutes avant la fin, le visage blasé, à pas lents et lourds...
Vers une soirée passionnante, assurément.

 

Lionel Bonhouvrier.


Publié à 05:21, le 24/08/2009, Vârânasî
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